Internet

Ubuntu peut-il sauver la banque en ligne ?

 

Robert L. Mitchell

Ce billet est la traduction libre d’un article écrit par Robert L. Mitchell sur Computerword Blogs

 

Jay McLaughlin

Jay McLaughlin, responsable de la sécurité et de la stratégie informatique de La CNL Bank a tenu il y a quelques temps des propos inquiétants pour les habitués des transactions bancaires en ligne en affirmant qu’il n’était pas prudent d’utiliser son ordinateur habituel pour ce type d’opérations.

La banque d’Orlando en Floride préfèrerait en effet que l’intégralité de ses clients entreprises et particuliers utilise soit un ordinateur dédié, soit un CD bootable équipé d’Ubuntu et de Firefox pour accéder à ses services en ligne.

Reconnaissant que la plupart des consommateurs n’envisage pas d’acheter un ordinateur supplémentaire ne servant qu’à accéder aux services bancaires en ligne, CNL envisage sérieusement de mettre à la disposition de ses clients un « live CD » Ubuntu dans ses agences et/ou par courrier. Ce CD permettrait de démarrer son ordinateur sous Ubuntu avec Firefox configuré pour accéder directement au site Web de la CNL afin d’éviter tout risque de vol des identifiants des clients par un virus infectant leur machine principale.

L’avantage de cette solution est que comme le système d’exploitation est sur CD, un virus ne peut en aucun cas s’y greffer et le fait d’éjecter le CD après la connexion à la banque efface toute trace de la visite sur l’ordinateur utilisé et tout risque d’infection virale puisque rien ne peut s’enregistrer sur ce CD affirme McLaughlin.

McLaughlin est également persuadé que les suites de sécurité ne sont plus assez efficaces pour lutter contre la cyber-criminalité organisée, notamment contre la filière Russe et que si actuellement ce sont principalement les utilisateurs professionnels qui sont visés, les particuliers sont à leur tour de plus en plus pris pour cible, d’où la nécessité d’utiliser Firefox avec le plug-in Noscript afin d’empêcher l’exécution de tout code JavaScript sans autorisation de l’utilisateur.

Si le Federal Deposit Insurance Corporation, l’American Bankers Association et le Federal Financial Institutions Examination Council font le même type de recommandations à leurs clients professionnels, McLaughlin insiste sur le fait de les étendre aux consommateurs particuliers.

 

Raimund Genes

Raimund Genes, responsable chez Trend Micro, fournisseur de logiciels de sécurité qualifie lui même les mesures de sécurités actuelles de « plaisanterie » puisqu’il suffit pour se connecter aux services de banque en ligne de renseigner le nom d’utilisateur, le mot de passe et éventuellement de répondre à une question d’ordre personnel, ce qu’un logiciel malveillant de « keylogging » (enregistreur de frappe clavier) peut parfaitement enregistrer à l’insu du consommateur. Pour lui, utiliser son ordinateur habituel pour accéder à sa banque ne peut se faire qu’à condition de mettre en place le système de la double authentification comme cela se pratique en Europe où certaines banques  utilisent un numéro d’authentification de transaction : un code d’authentification est envoyé à l’utilisateur «hors ligne»  par SMS sur un téléphone mobile. L’utilisateur saisit ensuite le code dans le navigateur Web pour effectuer une transaction en ligne*. Ce code change à chaque fois que l’utilisateur fait une nouvelle demande. Une autre alternative pourrait être la carte à puce « Sauf que, je ne ferais pas de banque en ligne du tout  et, si vraiment je dois le faire,  ce sera en utilisant un navigateur isolé et en démarrant  un système Linux à partir d’un clé USB » dit Raimund Genes.

CNL Banque propose actuellement la double authentification uniquement lors de la création du mot de passe du compte (ou en cas de réinitialisation de celui-ci). Le code d’authentification peut être transmis via SMS, en utilisant un standard automatique qui appelle un numéro de téléphone que le client a mis en place à l’avance (« L’option d’envoi par e-mail ne devra plus être proposée car elle reste moins sécurisée » affirme McLaughlin).

McLaughlin souhaite étendre cette double authentification à chaque connexion pour les utilisateurs particuliers voire à chaque transaction pour les clients commerciaux pratiquant régulièrement des opérations à « haut risque ».

 

John Pescatore

John Pescatore, analyste chez Gartner Inc. recommande d’utiliser un système sûr installé sur un support de type USB bootable comme U3 ou MojoPack mais les banques préfèrent s’orienter vers la solution Live CD Ubuntu car le support est largement moins cher qu’une clé USB. Mais la contrainte de devoir utiliser un support en plus de l’ordinateur reste un frein au développement de ces solutions de sécurilté car « les gens détestent ça » nous dit John.

D’autres solutions restent envisageables comme par exemple le partitionnement de l’ordinateur avec une partition dédiée exclusivement aux opérations bancaires bien que cela paraisse difficile à mettre en place par l’utilisateur moyen ou comme l’installation d’un système d’exploitation sur une machine virtuelle qui toutefois, signale McLaughlin n’est pas intégralement isolée du système d’exploitation principal.

Mais si différentes pistes sont envisagées, tous sont unanimes sur un point : « accéder aux  les services bancaires en ligne avec la machine que vous utilisez quotidiennement pour surfer sur Internet et consulter vos e-mail n’est pas une bonne idée« .

McLaughlin pense donc que la meilleure alternative est actuellement l’utilisation du Live CD Ubuntu et suggère, quelle que soit votre banque de commander ce CD sur le site d’Ubuntu (ou de télécharger l’image iso et de la graver si vous ne souhaitez pas attendre) afin de réaliser vos opérations de banque en ligne par ce biais dès aujourd’hui.

Le fait de redémarrer son PC à l’aide du CD peut effectivement paraitre rébarbatif mais n’est au final qu’une petite contrainte par rapport au désagréments que causerait le vol de vos identifiants bancaires. L’autre avantage de cette solution est de permettre aux Windowsiens de découvrir une nouvelle distribution et, qui sait, de l’adopter.

* En France, si vous souhaitez créer en ligne un nouveau compte destinataire afin d’effectuer un virement, la Société Générale vous enverra hors ligne par le biais d’un SMS sur un téléphone défini au préalable un code d’authentification de transaction unique et non réutilisable. De plus, le champs « mot de passe » a été remplacé par un applet permettant de ne pas le taper sur le clavier mais de cliquer sur la bonne combinaison de touche mais, ne peut-on imaginer un virus réalisant un screencast (enregistrement vidéo) de votre écran ?

Bonnes transactions sécurisées…

 

Installez IceCat 3.6 (l’équivalent entièrement libre de Firefox) sur Ubuntu 9.10

IceCat (ex IceWeasel) est une version GPL de Mozilla Firefox qui a la particularité de ne pas utiliser les parties non libres de Firefox. Pour plus de renseignements sur cette application, je vous conseille la documentation d’Ubuntu.fr.

Ce navigateur libre vient à son tour de sortir en version 3.6 et voici comment l’installer dans Karmic Koala.

Avant d’aller plus loin, sachez que le module de traduction permettant de l’utiliser en Français n’est, au moment où j’écris ce billet pas encore disponible (À vérifier régulièrement sur http://gnuzilla.gnu.org/download/langpacks/).

Ouvrez un terminal et copiez les lignes suivantes :

sudo add-apt-repository ppa:gnuzilla-team/ppapuissudo apt-get update && sudo apt-get install icecat

Vous n’avez plus qu’à aller dans Applications => Internet => Navigateur Web IceCat.

Amusez-vous bien.

Source : Linux Hub

Installez Firefox 3.6 dans Ubuntu sans prise de tête avec Ubuntuzilla

Ubuntuzilla est un script python qui va vous permettre d’installer Firefox 3.6 de la façon la plus simple qui soit.

Ubuntuzilla va vérifier et détecter automatiquement la version disponible Firefox la plus récente afin de la télécharger puis de l’installer et de faire en sorte que ce soit cette dernière version qui soit considérée comme la version par défaut de votre système et que vous n’en ayez pas deux à la fois.

Enfin, si vous souhaitez supprimer cette dernière version, Ubuntuzilla restaurera la précédente avec tous ses paramètres.

Pour commencer, nous allons d’abord installer les dépendances nécessaires en ouvrant un terminal et en y recopiant la ligne suivante :

sudo apt-get install libnotify-bin

Téléchargeons maintenant le paquet deb d’Ubuntuzilla. Pour ce faire, allons le chercher à la source afin d’être sûr de posséder la dernière version : Téléchargement Source Forge.

Double cliquez sur le paquet deb que vous venez de télécharger :

Nous pouvons maintenant installer Firefox 3.6 en utilisant Ubuntuzilla.

Ouvrez un terminal et copiez y la ligne ci-dessous :

ubuntuzilla.py

Maintenant répondez par « y » (yes) ou « n » (no) aux questions posées. Si comme moi vous avez le message suivant :

Previous command has failed to complete successfully. Exiting.
Process returned code 1
["w3m: Can't load ftp://mozilla.isc.org/pub/mozilla.org/firefox/releases/3.6/linux-i686/.n"]
Download error. Trying again, hoping for a different mirror.

Répondez 24 pour le choix de la localisation (miroir Français) puis « y » pour yes.

Ubuntuzilla s’occupe maintenant de tout, vous n’aurez plus qu’à fermer puis rouvrir votre navigateur préféré pour bénéficier de la version 3.6

Si vous souhaitez désinstaller cette version, il vous suffit d’ouvrir un terminal et de copier :

ubuntuzilla.py -a remove -p firefox

Votre précédente version ainsi que tous ses paramètres seront restaurés.

Amusez-vous bien

Source : Tech Drive

Internet au travail, mais que font les Geeks ?

Avertissement : si vous êtes DRH ou employeur, ne lisez pas ce billet.

Depuis quelques temps, j’utilise l’outil de statistiques en temps réel Footprint. Cet outil me permet de visionner gratuitement (pour le moment en tout cas) les visites des uns et des autres sur mon blogue.

Footprint est plutôt précis pour un outil gratuit puisqu’il me donne des petites fiches sur mes visiteurs comme celle ci :

ou plus précises comme celle la :

Mais ce qui m’éclate le plus, c’est de lire le nom du fournisseur d’accès lorsque j’affiche la tableau récapitulatif des dernières visites en mode « augmentez » (c’est comme ça que c’est orthographié sur cet outil).

Si le visiteur est à son domicile on verra comme sur la première image du billet que son fournisseur d’accès (ISP / org) est Free SAS.

Dans la réalité, voici où vous vous trouvez lorsque vous-vous promenez sur mon site :

Et moi, pendant ce temps là, je me marre !!!

Amusez-vous bien (au travail) 🙂

P.S. : j’ai écrit ce billet de chez moi !

Une extension Firefox sympa pour Ubuntu

Pour mon premier billet de l’année, je vais vous parler d’une extension Firefox qui, puisqu’elle ne sert pas à grand chose est forcément indispensable :

  • Si comme moi vous utilisez Firefox, vous connaissez bien évidement le petit pop-up qui s’ouvre pour vous signaler par exemple la fin du téléchargement d’un fichier.
  • Abhishek Mukher G et Jundle nous proposent chez Mozilla un sympathique « Add-ons » permettant à votre navigateur préféré de vous informer par exemple de la fin d’un téléchargement avec le système de notification d’Ubuntu.
  • Pour en profiter, il suffira d’installer l’extension FirefoxNotify.

Amusez-vous bien

Source : OMG! Ubuntu!

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